La communication perverse…

comm1.jpg15115822jpegpreviewmedium.jpg

Je me permets de citer quelques passages de l’é crit de Lola Sidhoum, sophrologue ,afin que chacun puisse en extraire de la sève pour soi.. Bonne lecture à toutes et à tous !

« La communication perverse a pour but d’utiliser l’autre,de détruire l’autre et d’en prendre du plaisir.
Les piliers principaux de la communication perverse sont: confusion, induction, culpabilisation.
En fait le mot  » communication  » est particulièrement mal adapté puisqu’il s’agit en fait de ne surtout pas communiquer. Du moins ne pas communiquer de manière directe, tout dans la communication perverse se passe au niveau du non verbal. Les paroles émises sont soit d’une rare pauvreté soit au contraire très habiles mais complètement creuses, vides de sens réel.
Le champ d’opération du pervers est la relation à l’autre. C’est cette relation que l’on doit interroger pour comprendre.
Le pervers va chercher à combler son manque affectif, son manque d’estime de soi par tous les moyens en utilisant sa ou ses victime(s) par des techniques de manipulations très élaborées.
Le pervers provoque chez l’autre des sentiments, des actes, des réactions ou au contraire les inhibe.
Il fonctionne comme un magnétiseur abusif.
La victime recevant le contenu du psychisme de l’autre s’identifie à lui et agit comme s’il était lui.
La victime doit pour cela disqualifier l’existence de son psychisme propre, et l’activité qui en découle (pensées, opinions sentiments…) pour adopter ceux de l’autre.
La communication perverse augmente la confusion.
La communication perverse, est par essence paradoxale, ce qui veut dire qu’elle envoie deux messages simultanés mais incompatibles : l’un verbal et apparent s’inscrit dans le conscient, l’autre contradictoire, mais passant en général dans le non verbal est enregistré à notre insu par le préconscient.
Un verbal et un non verbal qui annule le premier ou même signifie exactement l’inverse.
Ca peut être affirmer quelque chose avec un ton de voix discordant ou des mimiques qui montrent l’inverse.
Ou encore avoir un discours qui va dans un sens et des actions qui vont dans l’autre comme vu précédemment.
C’est une action, une attitude, qui va dire le contraire de ce qui est énoncé verbalement.
Son but : affaiblir l’autre, le faire douter de lui, de ses pensées et de ses affects. La victime va y perdre le sentiment de son identité.
Puisqu’il s’agit à la fois d’éviter le conflit direct avec elle, et de l’amener à une totale docilité, elle doit être privée tant de son sens critique que de sa capacité à se rebeller.
Alors seulement il sera possible de l’attaquer pour la mettre à sa disposition.
Le ton de voix sert énormément qu’il soit chargé de mépris, d’ironie, d’agressivité, ou qu’il soit glacial, il ne correspond en tout cas pas au message en général neutre ou même positif qui est énoncé.
Cette technique a pour effet direct la paralysie ; c’est comme un court-circuit mental.
C’est ainsi qu’on peut faire ressentir de l’hostilité ou tout autre chose sans que rien ne soit émis qui puisse y correspondre voire avec un message énoncé totalement bienveillant.
Il n’y a qu’à verbalement être très agréable et prononcer d’un air innocent la phrase qui tue, aborder le sujet qui blesse, ou encore plus subtil avoir l’attitude qui contredit le message…
C’est pourquoi les messages paradoxaux ne sont malheureusement pas visibles pour la plupart des gens : restent les paroles entendues et une drôle d’impression de confusion, de malaise, de tension, que rien ne semble justifier.
La plupart du temps la victime choisira par simplicité de s’en tenir au sens littéral du discours, niant les signaux non verbaux contradictoires , niant donc son ressenti propre qui n’en continuera pas moins à semer la confusion dans son esprit à son insu, confusion, doute de soi qui poussera la victime d’elle même à adhérer à ce qui lui paraît solide : l’opinion du pervers….et croire de moins en moins à la validité de ses opinions propres.
Pour se défendre, la victime doit priver le perverse d’informations REELLES…. »

(Lola Sidhoum sophrologue, sophrothérapeute)

Publié dans : Non classé |le 27 août, 2011 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Journal intime d'une ado |
langedelanuit |
Des mots, une vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Etre soi
| Moi et Eux !!
| baclofenfr